Accueil Entrevues Entretien avec la réalisatrice Euzhan Palcy lauréate d’un César
Entretien avec la réalisatrice Euzhan Palcy lauréate d’un César PDF Print E-mail
Written by Olivier Barlet   
Tuesday, 17 January 2017 00:00

 

 

 


[L’entrevue ci-dessous a eu lieu à Cannes durant le festival en 2011]


O.B.  Que ressentez-vous alors que Rue Cases nègres va être présenté à la prestigieuse sélection Cannes Classics en présence du ministre français de la Culture Frédéric Mitterrand ?

E.P.  C'est un grand honneur, un réel plaisir, surtout quand on voit à quel point cette sélection est prestigieuse. Quand le film était sorti, je rêvais d'être dans une sélection cannoise mais cela n'avait pas été le cas. Je comprenais qu'il y a tellement de bons films et que la concurrence était rude mais en tant qu'Antillaise française, j'étais déçue car j'avais très envie que nous existions sur les écrans. Mais il fut sélectionné à Venise et fut en 1983 le film français le plus vendu à l'étranger. Plus de 20 ans après, Cannes reconnaît le film : la boucle est bouclée !

O.B.  Mais cela représente une consécration sur le tard. N'y a-t-il pas là le signe d'une attitude, celle d'une société française qui a du mal à reconnaître sa partie antillaise ?

E.P.  Certainement. J'ai quitté la France à l'époque à cause de ce genre de comportements. Après le succès de Rue Cases nègres, je me suis dit que les choses allaient bouger et qu'on verrait davantage de films des Antilles françaises, mais j'étais naïve. Il avait fallu faire le forcing pour ce film. Et c'est finalement lui qui m'a ouvert les portes d'Hollywood. En France, on était prêt pour un Rue Cases nègres numéro 2, mais pas pour autre chose. On doit en permanence refaire ses preuves. Un combat gagné ne l'est pas pour régler un problème définitivement: c'est comme un champion qui doit en permanence reconquérir son titre. En tant qu'Antillaise française, il faut être la meilleure. Il faut travailler dix fois plus que les autres pour être reconnue. Et quand on est reconnu, ce n'est jamais acquis.

O.B.  C'est à cause de cela que vous êtes partie ?

E.P.  Oui, car j'avais plein de projets. Les Américains m'ont proposé différents films alors que j'avais envie de continuer en France mais que cela ne pouvait se faire. Quand je suis revenue, j'avais des projets magnifiques, adaptation d'un roman ou scénarios originaux, mais toujours avec des protagonistes noirs. Là était la difficulté. Je suis arrivée à un moment de bascule où le cinéma n'était plus financé par le cinéma mais par la télévision. C'est ce qui coinçait: mes projets ont été refusés car on me disait très ouvertement que les gens zappaient quand ils voyaient des Noirs à l'écran. C'était pourtant le cas de Rue Cases nègres! Et puis on me disait que si j'avais Depardieu ou Daniel Auteuil dans un des rôles principaux, ce serait plus envisageable… J'étais insultée. Je peux accepter l'idée d'être insultée dans un pays qui n'est pas le mien: je peux me dire que je n'y ai pas ma place, mais la France est mon pays. Après les années de combat pour Rue Cases nègres et son succès, qui a rapporté beaucoup d'argent à la France, j'étais ulcérée et je suis repartie aux États-Unis. J'ai beaucoup appris à Hollywood, développé beaucoup de connaissances, travaillé avec différents studios. Tous les films ne se sont pas faits, c'est le travers d'Hollywood, mais pour d'autres raisons qu'en France. Et puis on m'a dit que les choses avaient évolué en France, que la nouvelle génération avait entendu parler de Rue Cases nègres par ses parents mais ne connaissait pas mon travail. Quand j'ai vu les événements des banlieues, avec les gamins qui mettent le feu aux voitures, cela m'a donné à réfléchir. En tant que cinéaste, qui a un rôle de pédagogue, il fallait faire quelque chose avec ces jeunes qui n'existent pas sur nos écrans. Au lieu de leur donner des rôles de héros positifs dans les productions, on les filme comme des singes en cage. C'est comme cela que j'ai demandé un rendez-vous avec Etienne Mougeotte, directeur des programmes à TF1, me disant que cette chaîne avait plus d'argent que les autres et touchait du monde.

O.B.  Est-ce que cela a débouché?

E.P.  On a eu une vraie discussion. Au début, il était sur ses gardes mais je n'étais pas venue avec des revolvers dans les poches. Je lui ai dit que je me faisais le porte-parole de cette part de la population que vous laissez pour compte. Je lui ai proposé d'aller au bout des choses : pourquoi des Noirs dans les séries américaines qu'ils programment et personne dans des rôles positifs dans les productions françaises ? Obama a été servi par le fait que les films et séries mettaient grâce aux quotas des Noirs dans des rôles importants, y compris celui d'un président. Je ne crache pas sur la télévision : on a connu une période où on disait que ceux qui font de la télé sont des miséreux, des sous-réalisateurs ! Il y a des films faits pour le grand écran et d'autres pour le petit. Je dis souvent aux jeunes avec qui je travaille qu'il ne faut pas viser seulement le grand écran car des films magnifiques sont parfois faits pour le petit. On peut être plus connu par la télévision que par le cinéma, vu sa pénétration dans les foyers, alors que pullulent les films qui ne font qu'une semaine en salles. Mougeotte m'avait assuré qu'il m'avait entendue et m'a annoncé une grande surprise. C'était l'arrivée de Harry Roselmack pour présenter le journal télévisé.

O.B. Mais n'était-il pas un alibi pour cacher la forêt ?

E.P. Oui, c'est le nègre de service comme il y a l'Arabe de service, comme dans les jeux. On les met bien dans l'axe de la caméra derrière l'animateur pour bien signifier leur présence : cela ne trompe personne. Mais nous, on veut être acteurs : prendre la place de l'animateur. Comme disait Césaire : "laissez entrer les peuples noirs dans la scène de l'histoire ". Mougeotte l'a entendu, était très positif mais cela n'a pas changé grand-chose.

O.B. Car la question est quand même de passer du rôle d'alibi à la possibilité de représenter des imaginaires propres dans le cadre d'une diversité culturelle assumée.

E.P. C'est tout à fait juste.

O.B. Et on n'en est pas encore là.

E.P. C'est exact. Plus je vieillis et plus j'observe les choses avec acuité et me pose des questions. La France n'a toujours réglé son contentieux avec ses anciennes colonies. Un pays comme les États-Unis qui était si raciste a fait un énorme travail au niveau des droits des Noirs. Jamais on n'aurait imaginé l'élection d'Obama. La France a régressé : c'est une véritable schizophrénie qui est à l'œuvre.

O.B. Finalement, qu'arrivez-vous à faire avec les télévisions françaises ? Plutôt du documentaire que de la fiction ?

E.P. La télévision française ne m'a rien proposé en dehors d'une mini-série, "Les Mariés de l'île Bourbon", que j'ai accepté de faire car c'était un sujet sur le peuplement de l'île de la Réunion et qu'il me semblait intéressant de pouvoir enfin donner une voix aux Malgaches. Je me sentais interpellée par ce peuple malmené par l'Histoire. Si demain il y avait quelque chose à faire sur les Kanaks, je foncerais, car ce sont des peuples qui m'interpellent. J'ai fait mon travail honnêtement et le résultat me semble correct. J'ai pris pour comédiens malgaches des personnes que j'ai rencontrées sur un marché à la Réunion. Je les ai formées durant une semaine et ils sont fabuleux. On dirait des comédiens qui ont vingt ans de carrière. Ils continuent d'ailleurs à tourner, entre publicités et petits rôles.

O.B. La trilogie "Césaire et Parcours de dissidents" étaient-elles vos propres propositions ?

E.P. Oui, et c'est vrai de tout ce que j'ai fait en terme de production documentaire, ce qui m'a fait mettre de côté mes longs métrages, et prendre beaucoup de retard sur mes projets. Césaire m'a demandé trois ans de ma vie. C'est énorme mais je ne le regrette pas. C'est ce qu'il y a de plus complet sur Césaire. J'ai tourné dans plusieurs pays et ai passé trois mois avec lui, 40 heures d'entrevues. La trilogie ne fait que trois heures : il y a encore beaucoup de choses engrangées. Pour "Parcours de dissidents", il fallait rendre hommage à ces hommes et femmes qui sont partis au risque de leur vie vers Saint-Martin et Sainte-Lucie pour répondre à l'appel du général de Gaulle pour libérer la France. Ils ont été formés par les Américains et ont combattu avec l'uniforme américain. Je me suis battue durant quatre ans pour que le gouvernement français reconnaisse la geste de ces jeunes.

O.B. C'est là où un film peut changer les choses.

E.P. C'est la raison pour laquelle je crois énormément à la puissance de l'image. Je ne cesse de le répéter. Le cinéma et l'audiovisuel sont des armes extrêmement puissantes pour changer le monde ou pour le détruire, mais aussi pour rapprocher les peuples. Reconnaître ainsi l'autre permet de lui tendre la main ou d'accepter la main qu'il vous tend. J'ai compris cela très tôt et c'est pour cela que j'ai décidé d'être cinéaste.

O.B. Le fil rouge de votre travail n'est-il pas ainsi de restaurer une voix et une mémoire absente des écrans ?

E.P. Oui, bien qu'on me dise d'arrêter de me tourner vers le passé. Je laisse le présent aux autres. Ce qui m'intéresse avec ma caméra, c'est de lever le voile sur toute notre Histoire, ce qui a été occulté et enfoui, délibérément ou pas. Je suis historienne dans l'âme. Travailler sur la mémoire me passionne. Je suis comme un anthropologue qui fait des fouilles et fait des découvertes. Ce sont des pépites. Et mon souci est de les partager au monde, pas seulement à ma communauté. Je ne suis absolument pas sectaire. Nous sommes des citoyens du monde et c'est dans ce cadre que je m'inscris.

O.B.  Quelles sont aujourd'hui vos envies et votre direction de travail ?

E.P.  J'aimerais gagner au loto ou rencontrer un mécène ! Pour ne devoir rien à personne, arrêter de frapper aux portes et de m'entendre dire que je suis trop Noire. Mon cinéma n'est pas un cinéma revanchard ou de règlement de comptes. C'est un cinéma d'ouverture avec de l'humour, un cinéma de culture pour rapprocher les gens tout en distrayant car je suis une amoureuse de la beauté et de la musique, des grands films dramatiques et épiques.

O.B. Quelle serait votre urgence ?

E.P. J'ai une série de projets dans mes cartons ! Je commencerais par un film que je porte depuis une quinzaine d'années sur la première femme pilote du monde noir. Je sais que cela intéresserait la jeunesse actuelle.

O.B. Vous pensez que les jeunes ont besoin de figures de héros noirs ?

E.P. Oui, mais je ne parle pas seulement des jeunes Noirs. Cela permettrait certes aux jeunes Noirs d'avoir des repères et de comprendre qu'ils sont beaux et intelligents et qu'ils sont capables de faire et parfaire, comme le disait Césaire dans le Cahier d'un retour au pays natal, qu'il existe une place pour tous au rendez-vous de la conquête et qu'il n'est point vrai que nous n'avons rien à faire dans le monde, que nous parasitons le monde, car aucune race ne possède le monopole de la beauté, de l'intelligence et de la force. Cela concerne donc aussi les jeunes qui ne sont pas des minorités, et ce qu'ils rejettent par méconnaissance ou par peur de l'autre.

O.B.  Hollywood a-t-elle représenté pour vous une expérience de liberté ?

E.P. Je mentirais si je disais que je n'ai pas été heureuse à Hollywood. Je n'y suis pas allée de moi-même : on m'a appelée. La Warner m'avait d'abord sollicitée et j'avais répondu par la négative. Quand Robert Redford a vu les lettres, il m'a dit qu'il fallait foncer. C'est ainsi que j'ai développé avec la Warner Une saison blanche et sèche qui a été fait au final par Goldwyn Mayer. J'ai travaillé avec six studios américains et on m'a toujours respectée. J'ai obtenu le final cut (rester maître du montage, ndlr) alors qu'on ne l'attribue en général pas au réalisateur. Il y eut une fois un bras de fer entre Marlon Brando et moi : j'avais coupé une scène où il apparaissait mais qui était impossible à conserver. Il y tenait beaucoup mais je savais que je ne pouvais pas la laisser. Le studio m'avait soutenue, contre toute attente. Il m'a également suivie dans le fait de ne prendre que des Sud-Africains pour les acteurs noirs, ce à quoi je tenais absolument. J'ai fait librement mon casting sur place. Cry Freedom, ce sont des acteurs américains! J'ai tourné avec Disney The Killing Yard sur l'histoire de la prison d'Attica : j'ai obtenu tout ce que je demandais car j'avais la réputation d'être sérieuse. On a tourné au Canada dans une prison qui ressemblait à la prison mais je voulais un plan de la vraie prison qui est si mythique. Trois jours avant la fin du tournage, la prison d'Attica avait accepté que je filme en équipe réduite : j'ai mis en scène la prison en fonction de ce que j'avais déjà tourné et du montage que j'anticipais.

O.B. Rien à reprocher à Hollywood ?

E.P. Rien, si ce n'est le problème que de nombreux projets ne se terminent pas.

O.B. Vous aviez effectivement travaillé durant trois ans sur un projet d'animation avec la Fox, qui n'a pu se faire.

E.P. Effectivement, cela aurait été le premier film d'animation entièrement noir produit par une major. Mais le film que la Fox avait produit précédemment fut un ratage en salles et Murdoch avait décidé de débrancher les tuyaux. Il a fermé le studio d'animation où travaillaient 400 personnes en Arizona. J'ai été très déçue mais il faut savoir attendre. J'ai récupéré ce projet et on le fera !

O.B. Vous avez produit un jeune réalisateur africain, Moly Kane, dont le film Moly est projeté à Cannes en même temps que Rue Cases nègres. Comment cela est-il venu?

E.P. J'étais à Dakar à l'occasion du festival des arts nègres et il y eut une projection de courts métrages de jeunes réalisateurs. Celui de Moly Kane m'avait bouleversée. Il montre dans son film que son handicap n'est pas une fatalité et qu'on peut changer les choses avec de la volonté. Mais aussi que son handicap n'est pas sa jambe mais le regard des autres. Le film était fait avec des bouts de ficelles, avec des mini-dv, mais le message était tellement touchant que j'ai pleuré en le voyant. Le réalisateur était l'acteur : c'est son histoire qu'il racontait. Je venais de signer avec les Américains pour faire un film. Sur cet argent, je lui ai offert une prothèse car s'il veut être cinéaste, il lui en faut une : deux béquilles, c'est trop dur. En proposant de l'inviter à Cannes, j'ai voulu montrer que ces jeunes ont du talent. J'ai appelé Thierry Frémaux, qui m'a dit qu'il fallait visionner le film. Mais le film n'était pas assez solide. J'ai donc proposé à Moly de faire un remake du film avec une petite équipe que je lui enverrais. Il a accepté en disant qu'il considérerait le premier comme un brouillon. Il a refilmé en améliorant et retravaillant l'histoire et le jeu des acteurs ainsi que les décors. Il y a une signature. C'est la relève du cinéma sénégalais. J'ai envoyé le film à Thierry Frémaux qui m'a répondu très vite par mail : "définitivement oui !" Et voilà que le film de Moly figure dans le catalogue, avec sa photo !

O.B. A-t-il pu venir à Cannes lui-même ?

E.P. J'y tenais absolument. Je me suis ruinée pour pouvoir l'amener, mais j'ai eu des aides pour son billet d'avion.

O.B. Il y eut de gros problèmes de visa qui ont retardé son arrivée.

E.P. Oui, cela été lamentable ! Mais beaucoup de gens sont intervenus en une magnifique chaîne de solidarité, à tel point que Moly m'a dit qu'il y aurait un film à faire sur cette histoire rocambolesque !

O.B. Voilà que l'histoire de cette production illustre ce que vous avez dit précédemment.

E.P. Quand je lui ai dit qu'il allait monter les marches et qu'il lui fallait un smoking, sachant qu'il a aussi un ami qui devait venir, Ousmane, qu'il appelle sa "seconde jambe", a commencé toute une quête épique que j'ai suivie à distance ! Ousmane est la béquille de Moly et le festival les a invités tous les deux.

Filmographie partielle:

Réalisatrice

• 1975 : La Messagère, téléfilm
• 1982 : L'Atelier du diable
• 1983 : Rue Cases-Nègres
• 1989 : Une saison blanche et sèche (A Dry White Season)
• 1990 : Comment vont les enfants?, documentaire de long métrage ; segment Hassane
• 1992 : Siméon, conte musical et fantastique antillais
• 1994 : Aimé Césaire, une voix pour l'Histoire, documentaire en trois parties :
               L'Île veilleuse
               Au rendez-vous de conquête
               La Force de regarder demain
• 1998 : Le Combat de Ruby Bridges, téléfilm
• 2001 : The Killing Yard
• 2005 : Parcours de dissidents, documentaire
• 2007 : Les Mariées de l'isle Bourbon, téléfilm d'aventure en deux épisodes
• 2008 : L’Ami fondamental : Césaire/Senghor, documentaire inédit
• 2010 : Parcours de dissidents, sorti en DVD

Scénariste

• 1975 : La Messagère
• 1982 : L'Atelier du diable
• 1983 : Rue Cases-Nègres
• 1986 : Dionysos
• 1989 : Une saison blanche et sèche (A Dry White Season)
• 1992 : Siméon, conte musical et fantastique antillais

Productrice

• 1975 : La Messagère
• 1982 : L'Atelier du diable
• 1992 : Siméon, conte musical et fantastique antillais
• 1998 : (en anglais) Le Combat de Ruby Bridges, téléfilm
• 2005 : Parcours de dissidents, documentaire
• 2011 : Moly

Décorations, récompenses et distinctions partielles:

• 1984 César de la meilleure première œuvre pour Rue Cases Nègres (qui a reçu en tout 17 prix internationaux)
• 1989 Une saison blanche et sèche (MGM) Nomination aux Oscars et prix d'interprétation masculine au festival international du film de Tokyo pour Marlon Brando
• Ordre national de la Légion d'honneur :
• 2002 : Chevalier7
• Ordre national du Mérite :
• 1995 : Chevalier8
• 2009 : Officier9
• Euzhan Palcy est citoyenne d’honneur de New York, Atlanta, New Orleans

Autre entrevue intéressante à voir:  https://www.youtube.com/watch?v=i5sSTtlbZzU

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À propos de l’auteur:  Olivier Barlet est né en France en 1952.  Il a obtenu un diplôme du ESCP (European Identity Global Perspective) en 1975.  Il a publié plusieurs traductions de livres sur l’Afrique ou des auteurs africains.  Il a réécrit plusieurs ouvrages et articles.  Monsieur Barlet est membre du Syndicat français de la critique de cinéma et conseiller pour les films d’Afrique pour la Semaine de la Critique du festival de Cannes.  Il a rédigé des articles pour les magazines Africa international, Afrique-Asie et Continental, puis celles d'Afriscope ainsi que la revue et du site internet Africultures. Il est en charge avec Sylvie Chalaye aux Éditions L'Harmattan de la collection Images plurielles, dédiée au cinéma et au théâtre. Il a occupé de 1997 à 2004 la fonction de rédacteur-en-chef pour la revue Africultures créé en 1997. Il a toujours bénévolement publié sur www.africultures.com plusieurs articles sur les cinémas africains. Il soutient avec l'association Afrimages la Fédération africaine de la critique cinématographique et son site www.africine.org.  Ses principaux livres publiés sont: Les Cinémas d'Afrique noire, le regard en question, L'Harmattan, 1996 - prix Art et Essai du CNC 1997 et traduit en anglais (African Cinemas : decolonizing the gaze, Zed Books, London, 2000), en italien (Il Cinema africano : lo sguardo in questione, L'Harmattan Italia/COE, 1998) et en allemand (Afrikanische Kinowelten : die Dekolonisierung des Blicks, Horlemann/Arte, 2001) Les cinémas d'Afrique des années 2000, L'Harmattan, 2012 (traduction en anglais : Contemporary African Cinema, Michigan State University Press, août 2016 - arabe et espagnol en cours).  Il est possible de consulter son CV à ce lien:  http://www.sudplanete.net/minisites/index.php?no=2&;rubId=5.  Vous pouvez le rejoindre à   This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it .