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Critique du livre: Les vérités que nous détenons PDF Print E-mail
Written by Kam Williams   
Sunday, 03 February 2019 17:20

«Nous avons vu… l'administration [Trump] s'aligner sur les suprémacistes blancs de son pays et se rapprocher des dictateurs à l'étranger; arracher les bébés des bras de leur mère en violation grotesque de leurs droits humains; donner aux entreprises et aux riches d’énormes réductions d'impôt ; faire avorter notre lutte contre le changement climatique; saboter les soins de santé et mettre en péril le droit des femmes de contrôler leurs propres corps; tout en s’en prenant à ... l'idée même d'une presse libre et indépendante ...

Les Américains savent que nous sommes meilleurs que cela ... Mais nous devrons lutter pour l'obtenir ... Ce livre découle de cet appel à l'action et de ma conviction que notre combat doit commencer et se terminer par dire [ la] vérité ... que le racisme, le sexisme, l'homophobie, la transphobie et l'antisémitisme sont bien réels dans ce pays et que nous devons défier ces forces. "

Extrait de la préface (pages xiv-xv) du l'ouvrage Les vérités que nous détenons1

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Le cinéma noir américain des années Obama PDF Print E-mail
Written by Dr Régis Dubois Ph.D/une courtoisie des éditions LettMotif   
Wednesday, 20 September 2017 00:00

Années 2010 : un nouvel âge d’or du cinéma noir?

Et nous voilà donc arrivés aux années Obama, période 2009-2016. Ce que l’on peut constater en prenant du recul, c’est que l’ère Obama n’a pas véritablement engendré de phénomène nouveau au cinéma. Il existait des films afro-américains depuis longtemps, et pas seulement des films de série B u des films communautaires, mais aussi des films ‘’de prestige’’mainstream explorant l’histoire des Noirs américains, à l’exemple de Sounder (1972) pour n’en citer que quelques-uns. Par ailleurs, en termes de quantité, on ne peut pas dire non plus qu’il y ait davantage de films noirs produits et diffusés aujourd’hui que durant les périodes Blaxploitation ou New Jack : on dénombre en effet environ 160 films noirs pour la période 1969-1976, 140 entre 1989 et 1996 et 165 pour l’époque qui nous occupe ici, à savoir les années 2009-20161. Il n’empêche, ceci étant dit, les années Obama s’apparentent quand même à un âge d’or du cinéma noir. À cela au moins trois bonnes raisons.

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Noirs et Blacks au cinéma: regards croisés France/États-Unis PDF Print E-mail
Written by Dr Régis Dubois Ph.D.   
Monday, 14 November 2016 00:00

 

 

« Aux États-Unis, Halle Berry, Will Smith et Denzel Washington trônent au sommet du box-office. Et en France ? Pourquoi si peu de Noirs au cinéma ? » s’interroge en 2008 Olivier De Bruyn sur le site Rue89 dans son article « Cinéma français : où sont les Noirs ? »1. Ailleurs une internaute met au défi ses concitoyens français de pouvoir citer dix noms d’acteurs noirs hexagonaux alors qu’il est si facile d’en nommer des dizaines d’américains2. C’est un fait, le traitement de la question noire de ce côté-ci de l’Atlantique repose très souvent sur une comparaison avec l’exemple étasunien, et ceci encore plus depuis l’élection de Barack Obama en 2008 et le sacrement de 12 Years a Slave aux Oscars en 2014, événements qui rendent d’autant plus flagrant le contraste. Ne citons encore pour exemple que cet article paru dans Le Monde en 2008 et intitulé « ”La question noire” française au miroir américain »3. C’est d’ailleurs un même esprit comparatiste qui anime les travaux de l’américaniste Pap NDiaye dans son ouvrage de référence La condition noire en France : essai sur une minorité française (2008). Qu’en est-il donc de l’image des Noirs dans le cinéma français au regard de leur place dans le cinéma hollywoodien ?

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De la réalisation à la production et la distribution des films afro-américains PDF Print E-mail
Written by DR ANNE CRÉMIEUX Ph.D. UNE COURTOISIE © EDITIONS L’HARMATTAN WWW.EDITIONS-HARMATTAN.FR   
Tuesday, 13 September 2016 00:00

De la réalisation à la production

En 1999, les films réalisés par des Afro-Américains représentent 5,4% du total de la production hollywoodienne, une proportion en faible augmentation depuis 1993. Les Afro-américains sont en fait devenus la minorité la mieux représentée proportionnellement à sa taille, en particulier par rapport aux femmes, aux Asiatiques ou aux Amérindiens. Cette réussite tient sans doute au nombre de plus en plus important de producteurs noirs américains dont beaucoup sont ou ont été acteurs ou réalisateurs.

Le producteur choisit les cinéastes avec lesquels il travaille (il peut être l’initiateur du projet ou répondre à ce qu’on lui propose) et veille à ce que le film soit le plus rentable possible. Cet objectif implique que le producteur soit convaincu du potentiel commercial du film et qu’il se sente capable de l’exploiter au mieux. David Puttman, producteur britannique ayant beaucoup travaillé à Hollywood, applique une méthode simple pour effectuer ce choix :

"Suite au troisième film, That’ll be the Day, j’ai mis en place les paramètres autour desquels je travaille depuis : que ce soit très concret, très impliqué, qu’il y ait des éléments de scénario semi-autobiographiques auxquels je sois sensible1."

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Les cinéastes Noirs Américains et le rêve hollywoodien PDF Print E-mail
Written by DR Anne Crémieux PH.D. UNE COURTOISIE © EDITIONS L’HARMATTAN WWW.EDITIONS-HARMATTAN.FR   
Friday, 09 September 2016 11:48

Politique budgétaire des studios et attentes des cinéastes

[...]Les résultats moyens de trois films de qualité que sont Mo’ Better Blues, The Five Heartbeats et The Inkwell peuvent en partie être expliqués par les campagnes de promotion inadaptées de Universal, 20th Century-Fox et Disney. Les studios ont choisi de vendre ces films comme de simples comédies, manquant ainsi leur public. The Inkwell raconte l’éducation sentimentale d’un adolescent fragile (Larenz Tate) que l’image de son père, ancien Black Panther, a tendance à étouffer. Mo’ Better Blues se situe dans les années cinquante. Le film retrace la carrière d’un jazzman (Denzel Washington) narcissique partageant sa vie entre deux femmes. The Five Heartbeats plonge les spectateurs dans les années soixante-dix et décrit la montée d’un groupe de cinq jeunes dont le succès engendre des antagonismes alors qu’ils se heurtent à la corruption du monde de la musique. Ce film qui est un classique du cinéma afro-américain familial n’a eu que très peu de succès en salle1.

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Comment expliquer le plafond de verre pour les élites noires en France? PDF Print E-mail
Written by Aymeric Thon Adjalin /Une courtoisie du Gotha noir de France   
Saturday, 30 July 2016 09:29

La question de l’invisibilité des minorités noires en France a donné lieu depuis le début des années 2000 à de nombreuses publications.  Ces ouvrages et articles s’inscrivent souvent dans le cadre des études sur les difficultés d’intégration des immigrés, ainsi que des problèmes de discrimination affectant la minorité noire en France.  Si le sujet de la discrimination ordinaire (accès au logement, accès au travail, etc.) tient le devant de la scène dans ces publications, il en est un, non moins tangent, qui est peu étudié car noyé dans l’ensemble des discriminations.  Il s’agit du plafond de verre1  pour les élites noires.  On parle de plafond de verre lorsque la progression de certaines catégories de population (femmes, minorités visibles, personnes handicapées, …) s’arrête à un certain niveau, au-dessus duquel se situent les postes à responsabilités pourvus en général par des hommes blancs valide, âgés de 25 à 40 ans.  Il s’agit d’une frontière invisible aux abords des niveaux hiérarchiques plus élevés qui apparaît dès le niveau de cadre, pour des personnes qui ont déjà accès au marché du travail.

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